Réjeanne Aimey P.Eng, MBA

Réjeanne Aimey

Réjeanne Aimey adore voir la concrétisation de l’univers théorique dans les produits que nous utilisons.

Ingénieure mécanique de formation, aujourd’hui âgée de 39 ans, elle travaille comme consultante principale pour KPMG, un des grands cabinets nord-américains de comptables. Elle y effectue de la consultation en recherche scientifique et en développement expérimental pour des sociétés travaillant dans des domaines comme la fabrication, la production d’électricité, l’aérospatiale, les produits chimiques, le secteur gazier et pétrolier, et le matériel de transport routier et hors route. « Ce qui me plaît le plus dans mon travail, explique-t-elle, c’est d’observer l’utilisation de la science dans toute une série de concepts de recherche. »

Quand elle était jeune, sa famille a déménagé de Winnipeg à Trinité-et-Tobago, où elle s’est retrouvée dans un milieu qui l’a orientée vers le génie. « On nous a initiés très tôt à la science, ce qui n’a pas manqué de stimuler mon intérêt, explique-t-elle. En fin de compte, cela a développé ma curiosité et mon intérêt envers la physique, la chimie, la biologie et les mathématiques.

À partir de là, le génie s’est imposé à moi de façon naturelle. »

Une fois sortie de l’école secondaire, de retour au Canada, elle a fréquenté l’Université Western Ontario, où elle a obtenu un baccalauréat ès sciences en génie mécanique en 2003. En 2007, elle a obtenu une M.B.A. de l’Université de Phoenix, diplôme en vue duquel elle a étudié à temps partiel, puisqu’elle occupait alors un premier poste sur le marché du travail.

Apprendre à résoudre des problèmes pratiques

Le fait d’avoir été élevée au sein d’une famille d’ingénieurs l’a fortement aidée dans son cheminement de carrière, mais elle souligne qu’elle aurait effectué certains choix de manière différente. « La plupart des choses dont nous avons besoin et que nous utilisons ont déjà été inventées et il est peu probable qu’elles soient recréées ou fortement perfectionnées, affirme-t-elle. Nous encourageons les enfants à devenir ingénieurs pour contribuer à la résolution de problèmes dans des disciplines traditionnelles, alors que ce dont on a vraiment besoin sur un plan pratique dans ces domaines n’est nullement évident. »

Dans son esprit, la clé de la réussite en génie de nos jours réside dans la détermination des besoins sociétaux de l’avenir et de la façon d’appliquer des principes fondamentaux au développement de produits et services pour répondre à ces besoins. Autrement dit, selon elle, « les ingénieurs doivent concevoir leur propre carrière tout en façonnant l’avenir de la société ».

Au moment d’envisager une carrière, elle a aussi pensé à l’architecture. « J’adore l’aménagement spatial, le mouvement et le design de l’intérieur et de l’extérieur des bâtiments, explique-t-elle, mais j’ai fini par abandonner l’idée de l’architecture parce que les occasions me semblaient plus restreintes que dans le domaine du génie. » Une carrière dans les disciplines des STIM ne lui semblait pas non plus aller de soi. « Si c’était à refaire, je me retrouverais sans doute en médecine holistique et énergétique. Ça a toujours été un de mes passe-temps et j’aime beaucoup avoir des champs d’intérêt en dehors de mon travail avec des groupes de personnes totalement différents ».

Quand des jeunes s’interrogent sur la manière de faire les meilleurs choix de carrière, Réjeanne leur recommande d’effectuer le plus de stages possible. Selon elle, cela a joué un rôle essentiel dans ses réussites professionnelles : « Les entreprises accordent davantage de valeur à l’expérience qu’au diplôme, une fois que vous l’avez obtenu », souligne-t-elle.

Elle attribue aussi une bonne part de sa réussite aux mentors qu’elle a eus dans sa vie. « Le point commun entre ces personnes est qu’elles ont toujours appris à me connaître et à me respecter grâce à mon travail, par opposition à mon réseau de connaissances.

« Ces anges m’ont orientée vers de nombreuses opportunités au fil du temps; c’est à la somme de ces expériences que je dois d’être devenue ce que je suis. »

La vie est une question d’intégration

À toute personne qui se prépare pour une entrevue, Réjeanne donne un conseil utile : « Comme vous avez déjà satisfait au critère justifiant l’entrevue, c’est maintenant votre personnalité qui fera la différence. Montrez-leur qui vous êtes et ce que vous avez dans la tête. »

Elle insiste sur l’importance pour les jeunes de se rappeler qu’ils vont eux aussi poser des questions à l’employeur : « Vous allez passer le plus clair de votre temps dans ce milieu et ce que vous souhaitez le moins, c’est de faire du surplace ». Elle leur recommande également de se poser des questions comme celle-ci : « Est-ce que je vais m’y sentir à l’aise? » et « Est-ce que ce travail peut s’harmoniser avec la vie personnelle que je souhaite? »

Même dans le rôle prestigieux qu’elle occupe actuellement, Réjeanne se réjouit de continuer à se développer personnellement dans de nouvelles orientations. « Au bout du compte, j’aimerais un jour diriger ma propre entreprise pour répondre aux besoins de la société au sens large tout en développant les communautés locales et le talent local. Je me représente le talent, la réflexion et les idées nouvelles. Nous parvenons sans cesse à élargir la pensée, à offrir des solutions dans lesquelles nous nous épanouissons tous, tout en soutenant le réseau de la vie. »

À quiconque envisage de faire carrière en génie, Réjeanne a une recommandation primordiale à faire :

« Allez-y!
Le génie vous enseigne comment réfléchir et résoudre des problèmes complexes.
La vie est une question d’intégration et, quel que soit le sujet,
le génie vous enseigne la façon de l’analyser et d’y naviguer. »